Jeudi 23 février 2012
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13:58
Il fait un froid de canard ! Un vent glacial souffle depuis ce matin. Le ryokan n’est pas chauffé. Ce matin, je suis allé faire des photos. Il commence à
neiger sur Hokkaido d’après la météo. Il y a des chances pour que le mois qui s’annonce soit plus difficile sur la route que le mois précédent. J’espère pouvoir faire face avec mon équipement
Windstopper et Gore Tex.
Par Frédérick Carnet
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Mardi 21 février 2012
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16:52
Hier, j'ai passé une bonne partie de ma journée à Lavaur où j'ai enfin pu rencontrer l'équipe de Art et Caractère (LINK) et de Ombre et Lumière pour caler les derniers
éléments. Je suis ravi de travailler avec des personnes qui aiment leur métier et l'amour du travail bien fait. On a parlé de beaucoup de choses, même de vélo car Philippe, le photograveur est
tri-athlète ! :-). J'ai hâte de retourner là-bas et ça ne va pas tarder car nous imprimons le livre les 7 et 8 mars prochain.
Par Frédérick Carnet
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Samedi 18 février 2012
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22:09
Pour ceux qui s'intéresse de près à ce qui se passe dans la préfecture de Fukushima, l'excellent blog de Janick Magne :
http://janickmagne.blog.lemonde.fr/
Par Frédérick Carnet
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Samedi 18 février 2012
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10:06
Qu’il fait froid ! Il n’y a pas de chauffage au ryokan et les températures, dehors, sont négatives. Il est 7h15. Je me prépare à partir pour une journée de
photos.
J’ai sillonné la ville ce matin. Les dégâts sont considérables. J’ai découvert un quartier de la ville complètement rasé par le tsunami. Si quelques bâtiments
ont tenu, c’est 95% qui a été détruit.
J’ai rencontré un pompier volontaire qui aide au nettoyage d’un appartement. Il m’a montré les dégâts. L’appartement se trouve au premier d’un immeuble de deux
étages. L’eau est montée presque jusqu’au plafond. Ironie du sort la vague s’est arrêtée à la limite d’une étagère où était posé un petit autel Shinto.
En me déplaçant à vélo, j’ai été arrêté par une voiture de police. Les deux policiers se demandaient ce que je faisais là et m’ont posé quelques questions.
Après avoir compris que je ne représentais aucun danger, ils m’ont souhaité bonne route.
Je squatte l’internet du hall d’un hôtel qui se trouve à 200m du ryokan où je suis installé. Il me laisse l’utiliser gracieusement. Ce n’est pas en France que
ça arriverait. Jun, le journaliste de NHK, a répondu à mon mail. Il me propose de me faire parvenir des films à Sendai si je n’en trouve pas. Il m'en reste 25.
Je viens de prendre un repas dans l’hôtel où je squatte le net. Un prêtre bouddhiste qui déjeûnais à côté de moi, m’a demandé d’où je venais et les raisons de
ma visite au Japon. Il me confirme que le tsunami a été meurtrier ici à Kesennuma. Cent membres de son temple sont morts et mille personnes à Kesennuma.
Par Frédérick Carnet
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Samedi 18 février 2012
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10:00
J’ai quitté le Love Hotel à 7h00. Je repasse par Ofunato faire des photos et je prends la route pour Kesennuma. En traversant Rikuzentakata
je ne pense qu’à témoigner du désastre. La ville a été détruite dans sa quasi-totalité. La reconstruction est en cours, mais la tâche est énorme. Je me demande comment on peut vivre après
pareille catastrophe. A Kesennuma, si le quartier de la gare a été épargné, toute la zone portuaire a été touchée. Avant d’arriver à la gare je traverse des kilomètres de paysages dévastés. Un
énorme bateau est encore échoué au milieu de la ville. On pense à « Rencontre du 3ème type » et à la scène surréaliste du bateau en plein désert. Ici, parfois j’ai
l’impression de vivre dans une 4ème dimension.
Un postier à scooter m’a aidé à trouver mon ryokan. Je vais y être basé pendant 4 jours. J’ai pu envoyé un mail à Tomoko et au journaliste de NHK pour mes
changements de plans.
Par Frédérick Carnet
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